Pour réussir un compost maison au jardin, il faut trois choses : mélanger des déchets humides (épluchures, marc de café) et des déchets secs (feuilles mortes, carton, paille), brasser régulièrement pour apporter de l’air, et surveiller l’humidité. Un tas ou un bac suffit, et le résultat est un amendement gratuit pour le potager, les massifs et les plantations. Voici, pas à pas, ce qu’on met dedans, ce qu’on évite et comment l’utiliser.
En bref
- Alternez toujours matières humides (cuisine, tontes) et matières sèches (feuilles mortes, carton, paille) pour garder un mélange équilibré.
- Brassez régulièrement : sans air, le compost fermente mal et sent mauvais.
- Aucun plastique dans le composteur, même étiqueté « compostable » ou « biodégradable ».
- Un compost mûr s’utilise au printemps ou à l’automne, incorporé en surface sur quelques centimètres.
- Si le jardin est trop grand ou trop chargé pour vous, nous pouvons nous en occuper à Couëron et dans les communes voisines.
Table des matières
- Tas ou bac : quelle installation choisir ?
- Que mettre dans un compost maison ?
- Entretenir son compost : l’air, l’humidité, le brassage
- Odeurs, mouches, décomposition qui s’arrête : que faire ?
- Quand et comment utiliser le compost au jardin
- Feuilles, tontes, tailles : faire du compost avec les déchets du jardin
- Un calendrier simple pour mener son compost sur l’année
- Notre point de vue : un compost réussi, c’est un jardin plus simple à entretenir
- Besoin d’un coup de main pour votre jardin ?
- FAQ
- Sources
Tas ou bac : quelle installation choisir ?
Le compostage au jardin se fait de deux façons : en tas ou en bac. Le tas est la solution la plus simple, car il ne demande presque rien d’autre qu’un coin de terrain. Le bac, lui, garde le compost mieux rangé et plus discret, ce qui compte dans un petit jardin de lotissement comme on en trouve beaucoup à Saint-Herblain, Orvault ou Vigneux. L’ADEME détaille les avantages et les points d’attention de chaque méthode, notamment leur exposition aux aléas climatiques et la facilité du brassage.
Quelques critères pour trancher :
- La place disponible. Un tas demande de l’espace au sol et un accès dégagé pour le retourner. Un bac se contente d’un emplacement plus réduit.
- Le temps que vous voulez y consacrer. Un bac bien dimensionné se brasse facilement avec une fourche ou un aérateur. Un tas se retourne plus largement.
- Le voisinage. Dans un quartier pavillonnaire, un bac fermé évite les regards et limite les curieux (oiseaux, rongeurs).
- Les déchets produits. Un jardin avec beaucoup de tontes et de feuilles produit vite un gros volume : prévoyez de la place, ou deux compartiments.
Une fois le choix fait, installez le composteur à un endroit facile d’accès depuis la maison et depuis le potager, directement sur la terre pour que les organismes du sol puissent monter dans le tas. Évitez le fond du jardin où l’on ne va jamais : un compost oublié est un compost mal brassé.
Que mettre dans un compost maison ?
La question revient sans cesse, et la réponse tient en une idée : varier. L’ADEME recommande de mélanger des déchets humides, comme ceux de la cuisine, et des déchets secs, comme les feuilles mortes, la paille ou le carton. Les premiers sont riches en azote, les seconds en carbone. C’est l’équilibre entre les deux qui fait un bon compost.
| Catégorie | Exemples | Rôle dans le compost |
|---|---|---|
| Déchets humides (azotés) | Épluchures de fruits et légumes, marc de café, tontes de pelouse fraîches, fleurs fanées | Apportent l’humidité et nourrissent les micro-organismes |
| Déchets secs (carbonés) | Feuilles mortes, paille, carton brun non imprimé de couleurs vives, petites tailles broyées | Aèrent le mélange et absorbent l’excès d’eau |
| À composter avec précaution | Viande, végétaux malades | À limiter, à bien enfouir ou à écarter si vous débutez |
| À exclure | Plastiques, métaux, verre, bois verni ou peint | Ne se décomposent pas ou polluent le compost |
Selon l’ADEME, vous pouvez composter les épluchures, le marc de café, le pain, les fleurs fanées et les cartons non souillés par des produits polluants. Elle conseille d’écarter les plastiques, les métaux, le verre et les bois vernis ou peints, et de composter la viande avec précaution.
Les plastiques, même « compostables »
C’est un piège fréquent : un sachet ou une vaisselle étiquetée biodégradable n’a pas sa place dans le composteur du jardin. L’Anses recommande de ne mettre aucune matière plastique dans les composteurs domestiques, même labellisée biodégradable ou compostable, car sa dégradation totale n’y est pas garantie. Dans son rapport, l’agence doute aussi que la conformité à une norme garantisse une biodégradation satisfaisante en compostage domestique. Le réflexe le plus sûr : si ce n’est pas végétal, ça ne va pas au compost.
Les déchets durs et ligneux
Les branches et les tailles de haies se décomposent lentement. L’ADEME indique que les déchets ligneux ou durs peuvent être broyés avant d’être ajoutés. Broyés, ils servent de matière sèche et structurent le mélange. Non broyés, mieux vaut les évacuer ou les utiliser autrement, par exemple en paillage.
Varier les apports au fil des saisons
Au printemps et en été, la tonte fournit beaucoup de matière humide d’un coup. À l’automne, ce sont les feuilles. Un guide de collectivité rappelle que diversifier les apports nourrit une grande variété d’organismes, et que les saisons peuvent livrer en quantité un même type de déchets et déséquilibrer le compost. Concrètement : stockez des feuilles mortes à l’automne dans un sac ou un coin du jardin, et ressortez-les en été pour équilibrer vos tontes.
Entretenir son compost : l’air, l’humidité, le brassage
Un compost n’est pas un tas de déchets qui pourrit tout seul : c’est un milieu vivant. Les micro-organismes qui le transforment ont besoin d’oxygène. Sans air, ils sont remplacés par d’autres qui produisent des gaz malodorants et du méthane. D’où l’importance du brassage.
Trois gestes suffisent :
- Brasser régulièrement avec une fourche ou un aérateur, en ramenant le haut vers le bas et les bords vers le centre.
- Surveiller l’humidité. Le compost doit être humide comme une éponge essorée, sans eau qui ruisselle.
- Rééquilibrer si besoin en ajoutant des matières sèches ou un peu d’eau.
L’ADEME précise la marche à suivre : s’il est trop humide, mélangez-le avec du compost sec ou de la terre sèche ; s’il est trop sec, arrosez-le un peu.
Odeurs, mouches, décomposition qui s’arrête : que faire ?
Les « inconvénients » du compost sont presque toujours des signes de déséquilibre, et ils se corrigent.
Le compost sent mauvais
C’est généralement un excès d’humidité qui empêche l’aération. L’ADEME conseille de mélanger avec du compost sec ou de la terre sèche. Un guide de collectivité va dans le même sens : mélangez le compost et ajoutez des matières sèches pour l’aérer et rééquilibrer le mélange. Après une grosse tonte, par exemple, mélangez la tonte avec des feuilles sèches ou du carton déchiré plutôt que de la déposer en couche épaisse.
Le compost ne se décompose plus
Si le tas est devenu trop sec et que la décomposition s’arrête, un arrosage léger relance le processus. C’est fréquent en été, quand le bac est en plein soleil. Un emplacement mi-ombragé aide beaucoup.
Les habitants indésirables
Pour limiter les visites, évitez d’ajouter de grandes quantités de restes cuisinés ou de viande, enfouissez les épluchures fraîches au centre du tas et recouvrez toujours d’une couche de matière sèche. Un bac fermé aide aussi.
Quand et comment utiliser le compost au jardin
Le compost est prêt quand il ressemble à du terreau sombre, homogène, avec une odeur de sous-bois. Un compost mûr s’utilise idéalement au printemps ou à l’automne, en l’épandant puis en l’incorporant superficiellement au sol sur 5 à 15 cm. Pas besoin de bêcher en profondeur : le travail se fait en surface.
Au potager
- En épandage sur la planche de culture avant les semis ou les plantations.
- Au trou de plantation : le compost peut être intégré au trou de plantation, recouvert de fines couches de terre afin que les graines ne soient pas en contact direct avec lui.
- Selon les besoins des plantes. Les légumes gourmands, comme les tomates, les courges et les poireaux, peuvent supporter de 3 à 5 kg/m² par an selon l’ADEME.
Dans les massifs, au pied des arbustes et sur la pelouse
Une fine couche au pied des rosiers, des arbustes et des vivaces nourrit le sol sans effort. Associé à un paillage, le compost garde l’humidité et limite les herbes indésirables : nous détaillons les choix possibles dans notre article sur le paillage au jardin, ses avantages et les erreurs à éviter.
Et si vous n’avez pas de jardin ?
Un lombricomposteur fonctionne en appartement. Son bac du bas donne du lombrithé, qui peut servir de liquide fertilisant après dilution au 1/10ᵉ, pratique pour les plantes d’intérieur ou de balcon.
Feuilles, tontes, tailles : faire du compost avec les déchets du jardin
Un jardin bien entretenu fournit de quoi alimenter le compost presque toute l’année, à condition de bien trier.
- Les feuilles mortes sont la matière sèche idéale. Notre article sur le ramassage des feuilles au jardin explique comment les récupérer efficacement, pour les stocker et les mélanger à vos tontes.
- Les tontes de pelouse sont humides : mélangez-les toujours à une matière sèche. Si vous tondrez en mode mulching, l’herbe retourne directement au sol : voir notre comparatif mulching ou ramassage.
- Les tailles de haies et d’arbustes se broient avant d’aller au compost ou servent de paillage.
- Ce qui ne va pas au composteur (gros volumes, branches, végétaux malades) doit être évacué : voyez notre guide sur l’évacuation des déchets verts.
Si le jardin est resté longtemps sans entretien, on ne démarre pas par le compost mais par une remise en état. Nous expliquons la méthode dans la remise en état d’un jardin négligé. Pour les gestes de saison, notre page sur l’entretien du jardin en octobre est un bon point de départ.
Un calendrier simple pour mener son compost sur l’année
Pour ne pas se perdre, voici un fil conducteur que nous conseillons aux jardiniers de la région nantaise, sans calendrier rigide.
- Automne : ramassez les feuilles, stockez-en une réserve, ajoutez les dernières tontes et les restes de potager. Brassez le tas avant l’hiver.
- Hiver : continuez à apporter les déchets de cuisine, toujours recouverts de matière sèche. Le compost travaille plus lentement, c’est normal.
- Printemps : vérifiez l’humidité, brassez, puis épandez le compost mûr sur les planches et les massifs.
- Été : surveillez l’arrosage du tas, ajoutez des matières sèches pour équilibrer les tontes, mettez le bac à l’ombre si possible.
Le climat océanique de la Loire-Atlantique, plutôt doux et humide, joue en votre faveur, mais il impose aussi de surveiller l’excès d’eau en hiver : un couvercle ou une bâche légère sur le tas évite qu’il ne se gorge de pluie.
Notre point de vue : un compost réussi, c’est un jardin plus simple à entretenir
Depuis 2007, nous intervenons dans les jardins de Couëron et des communes voisines. Nous voyons le même schéma : le compost est une excellente idée, mais il demande un peu de régularité, et c’est là que beaucoup de propriétaires décrochent. Un tas qui n’est plus brassé, un bac oublié au fond du jardin, des feuilles qui s’accumulent.
Notre conviction est simple : un jardin se gère mieux quand les gestes sont réguliers. Tonte, taille, désherbage, ramassage des feuilles, évacuation des déchets verts : quand ces tâches sont faites à intervalles réguliers, le compost se nourrit sans effort et le jardin reste agréable toute l’année.
Pour les seniors et leurs proches, ou pour les familles qui manquent de temps, c’est tout l’intérêt d’un intervenant dédié et d’un interlocuteur unique. Vous gardez le plaisir du jardin et du compost, nous prenons en charge ce qui devient pénible. Et selon la réglementation en vigueur, nous vous accompagnons dans les démarches pour bénéficier du crédit d’impôt de 50 %.
Arnaud Delrot
Besoin d’un coup de main pour votre jardin ?
Nous proposons à Couëron, Saint-Herblain, Sautron, Saint-Étienne-de-Montluc, Indre, Orvault et Vigneux l’entretien régulier ou ponctuel de jardin : tonte de pelouse, taille de haies et d’arbustes, désherbage et entretien des massifs, débroussaillage et remise en état, aide au potager et petites plantations.
Le devis est gratuit et personnalisé, sous 48 heures. Découvrez notre service de jardinage et d’entretien des espaces verts ou demandez votre devis depuis notre page d’accueil. Si votre besoin est d’abord à l’intérieur, nous faisons aussi le ménage et le repassage à domicile.
FAQ
Que mettre dans un compost maison ?
Mélangez des déchets humides (épluchures, marc de café, pain, fleurs fanées) et des déchets secs (feuilles mortes, paille, carton non souillé). Les tailles dures se broient avant d’être ajoutées. La viande et les végétaux malades se composteraient avec précaution, et les plastiques, métaux, verre et bois vernis ou peint sont à exclure.
Quand mettre du compost sur un potager ?
Le printemps et l’automne sont les périodes idéales pour un compost mûr. Épandez-le, puis incorporez-le en surface sur 5 à 15 cm. Pour les légumes gourmands comme les tomates, les courges ou les poireaux, l’ADEME indique qu’ils supportent de 3 à 5 kg/m² par an.
Pourquoi mon compost sent mauvais ?
La cause la plus courante est un excès d’humidité ou un manque d’air. Brassez le tas et ajoutez des matières sèches (feuilles mortes, carton, terre sèche). L’odeur disparaît généralement quand l’oxygène circule de nouveau.
Faut-il choisir un tas ou un bac ?
Le tas est le plus simple à mettre en place, le bac est plus discret et plus net. Le choix dépend surtout de la place dont vous disposez, du temps que vous souhaitez consacrer au brassage et de la configuration de votre jardin.
Peut-on mettre des sacs compostables dans le composteur ?
Non. L’Anses recommande de ne mettre aucune matière plastique dans un composteur domestique, même étiquetée compostable ou biodégradable, car sa dégradation complète n’y est pas garantie.
Sources
- 5 règles pour réussir son compost, ADEME
- Le compost, à faire en tas ou en bac ?, ADEME
- Comment utiliser le compost au jardin, ADEME
- Composter ses déchets en appartement, ADEME
- Proscrire les matières plastiques du compost domestique, Anses
- Avis et rapport de l’Anses sur les impacts des matières plastiques, 2022
- Guide du compostage, SYTRAD
- Guide du compostage à domicile et jardinage au naturel









